La COVID-19 dans les quartiers d’Ottawa

La COVID­19 est présente dans chaque collectivité d’Ottawa. La carte ci-dessous donne un aperçu du nombre de cas de COVID-19 dans les quartiers de la ville. Le risque de propagation de la COVID-19 est le même d’un quartier à l’autre, quel que soit le nombre de résidents infectés. Santé publique Ottawa (SPO) communique ces données par souci de transparence, et elle s’est associée à l’Étude des quartiers d’Ottawa (ÉQO) à cette fin. SPO continue de travailler avec ses partenaires pour veiller à répondre aux besoins des collectivités d’Ottawa.

Ces renseignements doivent être communiqués tout en tenant compte du fait qu’ils pourraient stigmatiser certaines personnes et communautés touchées par la pandémie de COVID-19. Veuillez prendre quelques minutes pour consulter l’énoncé de position de SPO – Stigmatisation et COVID-19 qui fournit des conseils sur le langage à utiliser lors des reportages sur la COVID-19.

Voici les facteurs qui pourraient influer sur les taux de COVID-19 observés dans les quartiers d’Ottawa :

  • Ruralité : Afin de prendre en compte les différences de taille des populations urbaines et rurales, des taux (c’est-à-dire le nombre de cas de COVID­19 pour 100 000 habitants) sont indiqués. Comme les quartiers en milieux ruraux ont une plus petite population, leurs taux seront plus susceptibles de varier en fonction du nombre de cas confirmés de COVID-19.
  • Tests de dépistage : Les tests de dépistage sont essentiels pour surveiller la progression de la COVID-19 dans notre collectivité. Les critères provinciaux pour le dépistage ont varié tout au long de la lutte contre la pandémie et ont été limités aux groupes prioritaires lorsque la capacité des laboratoires était limitée. Par conséquent, le nombre de cas confirmés dans la collectivité représente une sous-estimation du nombre réel d’infections. Les taux de dépistage ne sont pas uniformes dans l’ensemble de la ville : selon un rapport (en anglais seulement) de l’Institut de recherche en services de santé (IRSS), les Ontariens testés étaient plus susceptibles que ceux qui ne l’étaient pas de vivre dans un quartier marginalisé où l’instabilité résidentielle, la précarité matérielle et la dépendance sont plus importantes et où les revenus sont moins élevés.
  • Déterminants sociaux de la santé : Les déterminants sociaux de la santé, comme le revenu ou l’origine ethnique, peuvent contribuer aux différences dans la prévalence des maladies et les comportements de santé. Selon un rapport (en anglais seulement) de l’IRSS, les Ontariens ayant obtenu un résultat positif au test de dépistage de la COVID­19 étaient plus susceptibles de vivre dans des quartiers à faible revenu ou des quartiers comptant un pourcentage plus élevé de minorités visibles et de nouveaux immigrants.

La carte ci-dessous indique le quartier de résidence des Ottaviens qui ont reçu un diagnostic de COVID-19 positif et ne reflète pas nécessairement l’endroit où les gens ont « contracté » le virus. L’exposition à la COVID-19 peut se produire partout où les gens se rassemblent, comme sur les lieux de travail ou dans les établissements de services ouvertes au public. La meilleure façon de réduire votre exposition à la COVID-19 est de mettre en pratique la distanciation physique avec les personnes qui ne partagent pas votre foyer, de porter un masque lorsqu’il est demandé et lorsque la distanciation ne peut être respectée, mais aussi de vous laver les mains régulièrement.

La carte est mise à jour mensuellement et reflète actuellement le nombre et le taux de résidents d’Ottawa dont le résultat positif de COVID­19 a été signalé avant le 31 août 2021.

**Veuillez noter que les estimations de la population des quartiers utilisées comme dénominateur pour calculer les taux de COVID-19 dans les quartiers ont été mises à jour. Ces nouvelles estimations reflètent plus précisément les tailles actuelles des populations (à l’exclusion des résidents des foyers de soins de longue durée [FSLD]) et ont été compilées par l’Institute for Clinical Evaluative Sciences (ICES) (de janvier à mars 2021). Pour cette raison, les taux cumulatifs et mensuels peuvent différer des publications antérieures.

*** Veuillez également noter que Santé publique Ottawa (SPO) est passé de la base de données d’Ottawa sur la COVID-19 (BDOC) au système provincial de Gestion des cas et des contacts (GCC), la base de données provinciale sur la COVID-19. La mise à jour de l’Étude des quartiers d’Ottawa (ÉQO) sur la COVID-19 pour mars 2021 constitue la première fois que les données sur les quartiers de l’ÉQO sont tirées de la BDOC et le nombre mensuel dans certains quartiers peut avoir légèrement changé en raison des différences dans l’attribution du code postal entre les deux systèmes.

Remarques concernant les données de la carte :

  • Les données représentent tous les cas signalés du mois de mars 2020 au mois de août 2021 et ont été extraites du système provincial de Gestion des cas et des contacts (GCC). Le GCC est un système dynamique qui permet la mise à jour en continu des données sur les cas de la COVID-19. Ces données dressent un portrait ponctuel de la situation et reflètent l’information la plus précise dont dispose SPO au moment de la production du rapport; les chiffres peuvent donc différer d’autres sources. 
  • Un cas (une personne dont le résultat au test de dépistage de la COVID-19 est confirmé positif en laboratoire) est assigné à une région géographique de l’ÉQO en fonction du code postal de la personne et du fichier de conversion des codes postaux de l’ÉQO. Puisqu’un secteur desservi par un code postal peut désigner plus d’un quartier, le fichier de conversion des codes postaux de l’ÉQO indique la proportion de chaque code postal dans un quartier. Ainsi, lorsque des cas sont associés à des codes postaux desservant plusieurs quartiers, une fraction de ces cas est assignée à chacun des quartiers.
  • Les taux des quartiers sont supprimés si le nombre de cas est inférieur à 5 et si la population totale du quartier (à l’exclusion des résidents des FSLD) est inférieure à 2000 personnes. Les taux calculés à partir d’un nombre très limité de cas ou de petits groupes de population sont instables et doivent être interprétés avec prudence. Si le nombre de cas dans un quartier donné est faible, l’intervalle de confiance est très large, donc de 95 % pour le taux estimé; ce qui correspond aux limites inférieure et supérieure de l’intervalle où se trouve la valeur réelle dans 95 % des cas. Un intervalle de confiance étroit permet d’obtenir un résultat plus précis et un intervalle de confiance large donne des estimations moins précises. C’est pour cette raison que les taux calculés à partir d’un nombre très limité de cas fluctuent tellement qu’il est impossible de les utiliser pour comparer différentes données ou faire des prévisions à plus long terme.
  • Les estimations de la population en dehors des FSLD en fonction du quartier de l’ÉQO sont fondées sur les données fournies par l’Institute for Clinical Evaluative Sciences (ICES) (Chung H, Fung K, Ishiguro L, Paterson M, et coll., Characteristics of COVID-19 diagnostic test recipients, Questions de recherche appliquées en santé [QRAS] no 2021 0950080000 00. Toronto : Institute for Clinical Evaluative Sciences; 2020). Les populations sont estimées en établissant un lien entre le code postal le plus récent dans la version actuelle de la base de données sur les personnes inscrites (BDPI), qui contient des renseignements démographiques de base sur toute personne qui a déjà reçu un numéro de carte-santé de l’Ontario, et les quartiers de l’ÉQO en utilisant le fichier de conversion des codes postaux de l’ÉQO. Ces ensembles de données ont été couplés en utilisant des identificateurs codés uniques et analysés à l’ICES. Les données ont été reçues par SPO sous forme d’estimations hebdomadaires de la population de janvier 2021 à mars 2021, puis leur moyenne a été calculée pour produire une estimation de la population en dehors des FSLD pour les quartiers de l’ÉQO.

Vous pouvez télécharger le tableau de données de cette carte sur le site Ottawa Ouverte.